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6/26/2008

Fête de quartier


Ah l’été. Le soleil, la chaleur, les oiseaux qui chantent, les fleurs, le repos, la douce brise qui passe par les fenêtres ouvertes… et la joie d’entendre les voisins QUI FONT TOUT LE TEMPS LA FÊTE derrière chez soi. Ben oui, derrière chez nous, ya une commune, oups, une coopérative mais de notre point de vue, c’est la même chose, d’autant plus que certains habitants de la commune, oups, de la coopérative, ont l’air tout droit sortis d’une manifestation hippie des années 70. C’est formidable, cette mise en commun d’énergie et de ressources pour économiser et faire la fête tous les weekends sur le terrain derrière l’habitation, au grand bonheur des voisins qui peuvent ainsi écouter (SE TAPER) la tonitruante musique festive et les conversations mélangées, se réjouir (ENRAGER) de voir ces gens faire la bamboula tard dans la nuit.

Si au moins on nous invitait. Le Grand Hibou Blond et moi nous sommes dits que si ces gens se permettent de faire autant de bruit juste derrière chez nous, dans le respect du (SANS AUCUNE CONSIDÉRATION POUR LE) voisinage, c’est que vraiment, ils veulent inviter tout le monde mais n’osent pas le demander. Aussi, à la prochaine fête, on pense traverser la clôture et se joindre à eux, sans aucune autre invitation. Bonsoir, c’est nous, la Chouette des villes et le Grand Hibou Blond, ya des restants ? On peut danser avec vous ?

Croyez-vous que ça marcherait ?

2/19/2008

Si vos chemins se croisent...


Vous vous souvenez du pèlerin britannique dont j'ai récemment fait mention, ce jeune homme qui compte se rendre en Inde ? Saoirse marche pour la paix et pour promouvoir une nouvelle forme d'économie - l'économie basée sur l'entraide et non sur l'argent! Il est en France, probablement au Nord car il y est arrivé par ferry à Calais. Lecteurs et lectrices de France, si ce jeune homme croise votre chemin, pourquoi ne pas lui offrir le gîte et le couvert ? Moi je trouve qu'il a une bonne bouille et qu'on peut lui faire confiance.
Le blog de Saoirse.

1/24/2008

Aider autrement


** En achetant des vêtements dans une entreprise d'insertion sociale. J'ai un faible pour Petites-Mains, 7595, boulevard Saint-Laurent à Montréal. Cette entreprise aide les femmes immigrantes et autres femmes ayant besoin de soutien à apprendre un métier (la couture), socialiser et trouver un travail. Leurs sacs à épicerie en coton et vêtements en polar sont d'excellente qualité, allez faire un petit tour! Vous souhaitez aider ces femmes mais n'habitez pas à Montréal ? Vous pouvez faire un don par la poste!



**En achetant le nécessaire pour rénover la maison au magasin ReStore d'Habitat pour l'humanité. Cet organisme international aide les personnes démunies à accéder à la propriété privée partout dans le monde, y compris à Montréal. Le magasin ReStore récupère le stock en trop des magasins et distributeurs, stock autrement destiné à l'incinération. Les profits vont directement à Habitat pour l'humanité.
Habitat pour l'humanité

1/15/2008

Transports en commun : manuel de l'utilisateur


En cette ère de réchauffement climatique, la Chouette des villes souhaite encourager ses lecteurs à utiliser le transport en commun. Mais entre vous et moi : si vous détestez le métro, l’autobus et le train de banlieue, sachez que je comprends tout à fait votre aversion. Qui peut VRAIMENT apprécier les minutes partagées dans un endroit souvent exigu où il n’y a presque jamais de place pour s’asseoir à l’heure de pointe. J’ai rédigé un petit manuel de politesse à l’intention des utilisateurs des transports en commun en espérant vous aider. Vos suggestions et histoires d’horreur sont les bienvenues.

1) Chers ados, nous nous réjouissons de constater que vous lisez des livres et pratiquez des sports comme en témoignent vos immenses sacs à dos. Toutefois, gardez en tête qu’entrer dans un bus en fonçant vers l’arrière à toute allure et en poussant les autres à l’aide de vos sac à dos, vous ressemblez à une horde de barbares et contribuez à la baisse de natalité. En effet, voilà bien le seul moment où je me dis ‘Ben finalement, je crois qu’il vaut mieux pour moi de ne pas avoir d’enfants.’ Honte à vous.

2) Messieurs, puisque nous souhaitons encourager la natalité, il n’est pas question pour nous de nuire à certaines parties intimes de votre anatomie. Mais comprenez qu’en écartant exagérément les jambes de façon à vous rafraîchir LÀ, vous prenez deux sièges et vous empêchez une autre personne de s’asseoir confortablement. N’ayez crainte, quelques minutes de chaleur LÀ ne nuiront en rien à votre future progéniture. Resserrez donc vos jambes.

3) Adeptes du téléphone cellulaire à la voix tonitruante: personne, vous m’entendez, personne n’a besoin de savoir que vous ferez un arrêt au supermarché pour acheter de la litière pour chat.

4) Veuillez ne pas jeter de la nourriture par terre, vous nettoyer le nez avec les doigts, mâcher de la gomme très fort en faisant un bruit continu de gnac gnac et vous couper les ongles. C’est dégoûtant.

5) Cette dame avec une très grosse bedaine et cet homme fragile avec une canne ne sont pas des mutants. Si vous laissez votre place à une femme enceinte ou une personne âgée, je vous assure qu’ils ne vous feront aucun mal.

1/07/2008

Méfiance


Ne reculant devant rien pour prendre ma santé en main en ce début d’année, j’ai consulté, à la recommandation d’une vague connaissance, une dame qui vend des vitamines de la marque Usana. Je n’avais jamais entendu parler de cette compagnie américaine. La gentille dame Usana m’a longuement vanté les mérites de la compagnie, de son fondateur (un homme saint qui veut aider l’humanité) et de ses produits, fort coûteux. Rebutée par le prix, je n’ai pas initialement fait preuve d’un enthousiasme délirant. Alors la dame m’a dit qu’il y a un moyen de les payer moins cher : c’est d’adhérer à la compagnie à titre de membre – ce qui ne vous oblige à rien Chouette des villes, à rien du tout –de vendre des vitamines à votre tour et si possible, de recruter d’autres membres qui eux aussi, vendront des vitamines. Vous aurez ainsi les moyens de payer les vitamines. Chouette de linotte, un peu fatiguée (c’est pourquoi elle doit consommer des vitamines), n’a pas allumé tout de suite. En quittant la dame, j’étais prête à payer plus de 60$/mois pour des vitamines. Mais sagesse de Chouette, je me suis dit ‘Lis les brochures avant de dire oui, juste pour ne pas te faire avoir.’’

De retour à la maison, je montre les jolies brochures au Grand Hibou Blond avec enthousiasme. GHB, lui dis-je, voilà la réponse à mes ennuis. GHB lit attentivement les documents. Et rétorque ‘Chouette des villes, Usana, c’est de la vente pyramidale, j’aime pas trop l’idée, et puis le président fondateur a une tête d’arnaqueur.’ C’est vrai qu'il a l'air avide d'argent mais c'est peut-être la faute du photographe. Ensemble, GHB et moi examinons de nouveau le contenu des brochures de manière analytique : les allégations scientifiques, les membres du conseil d’administration, les témoignages, les conseils pour devenir riche en vendant des produits Usana… Ça sonne faux. Trop beau pour être vrai.

Ce matin, je fais quelques recherches sur le web :

1) Oui, les produits Usana sont de bonne qualité, quoique trop élevés en vitamine A, ce qui peut poser un risque pour la santé. Mais oui, c’est bien de la vente pyramidale. Si vous connaissez les produits Amway – même chose.
2) Quelques membres du conseil d’administration ont été accusés d’avoir trafiqué leur CV. Ex. médecin ayant perdu son permis de pratique. C’est louche.
3) Des ouvrages sur lesquels s’appuie Usana pour vanter ses mérites sont biaisés – les auteurs ont adhéré à la compagnie. Encore plus louche.
4) Des médecins affirment que le rapport qualité-prix n’en vaut pas la peine.
Désolée Usana. Même si tes produits sont bons, ton comportement m’inspire trop de méfiance. Désolée, je vais m’en tenir à mes salades de quinoa.

11/09/2007

Canard nouveau genre


J’ai assisté à mon second shower de l’automne. Cette fois-ci, il s’agissait d’un shower de bébé! Je décide d’acheter à la maman des crèmes et un shampoing pour bébé. Je me rends donc dans une nouvelle boutique qui vend les produits d’une compagnie bien réputée. Une superbe boutique. On y vend une multitude de produits de beauté et de santé ainsi que des livres pour le bien-être de la tête aux pieds. De la tête aux pieds sans rien oublier! Ahem…Ainsi, juste devant la section ‘spiritualité’ qui offre des bols de méditation bouddhistes avec livres d’instructions à l’appui (et sans doute des livres du Dalaï-lama), se trouve une section ‘sensualité’. Et qu’y vend-on outre les éternelles crèmes à massages et livres érotiques ? Eh bien, en autres objets que je ne nommerai pas ici, j’ai vu un canard en caoutchouc qui vibre, oui oui, vous avez bien compris, un canard jaune pour le bain – mais pour adultes seulement. Je vous laisse imaginer à quoi ça sert… Qui peut bien penser à mettre sur le marché un truc aussi idiot ?

Enfin, on peut se faire vibrer le canard autant qu’on veut. Ça m’est complètement égal. Chacun son truc dans la vie – je me contenterai de shampoing pour bébé merci. Mais entre vous et moi, n’y a-t-il pas quelque chose d’absurde à retrouver, au même endroit, des jouets pour adultes, des crèmes de beauté de luxe, des livres sur le nouvel âge et des objets de méditation tibétaine ? Lorsque je vois le mot spiritualité affiché dans un endroit pareil, le mot qui me vient à l’esprit est ‘narcissisme’. Ai-je tord de penser cela ? Je ne sais pas... l'idée d'acheter un bol de méditation dans une boutique de produits de beauté génère autant de malaise en moi que celle de manger une minuscule portion de nourriture à prix fou devant un affamé.

10/26/2007

Montréal-Toronto-Montréal en train : réflexions


J'ai fait un saut de 24h à Toronto en train pour le travail cette semaine. Prendre l'avion me donne le mal de tête alors quand l'occasion se présente, je choisis le train pour mes déplacements longue-distance. Compte-tenu des règles de sécurité à bord des avions, c'est beaucoup plus relaxant de voyager en train et cela prend à peine plus de temps tout en étant beaucoup plus écologique.

Mais le train est un mal-aimé en Amérique du Nord, contrée de l'avion et de la voiture. L'autobus est populaire pour les trajets longue-distance mais je vous garantis que la plupart des gens préféreraient voyager en train si les prix et services étaient convenables. Mais le train n'est pas pratique comme en Europe. Ce peut être assez cher. On doit réserver son billet à l'avance, les départs ne sont pas fréquents, etc. Quelques réflexions suite à mon voyage:

- 2 touristes allemands sur le train vers Toronto. Nos trains doivent leur sembler assez archaïques merci! Lecteurs européens, sachez qu'il n'y a pas de TGV au Canada. Niet. Nada. Un trajet de 700km se fait sur un train banal comme un train régional. L'express sans arrêt ? 4h de trajet.

- Archaïque parce qu'on vous demande de lire les consignes de sécurité qui se trouvent dans la pochette arrière de la banquette devant vous. Comme dans l'avion! Ha!Ha! Elle est bonne celle-là. Au moins, l'agent de bord ne fait pas de démonstration.

- Pourquoi le train ne se développe t-il pas davantage en cette ère de réchauffement climatique et du renouveau des transports en commun ? Commentaire d'une participante à la conférence à laquelle je me trouvais à Toronto : lorsque je lui ai dit souhaiter ardemment la création d'une ligne de TGV entre Montréal et Toronto, elle a rétorqué avec une pointe de mépris: ''Ppff, pourquoi ? En avion, ça ne prend qu'une heure!' Sachant qu'elle possède un méga 4x4, j'ai renoncé à lui expliquer mon point de vue écolo. C'était perdu d'avance.

8/21/2007

L'île de la vérité

Ainsi, le Grand Hibou Blond et moi avons passé 6 jours en isolement. 3 jours dans un chalet au milieu d'une immense réserve faunique dépeuplée, et 3 jours au bord de la mer, sur une petite île de l'estuaire du Saint-Laurent. Une île où le soir venu, il n'y avait que 2 ou 3 autres familles de campeurs, beaucoup d'oiseaux et quelques renards. Bref, nous étions presque seuls pendant plusieurs jours.

Pardonnez-moi de faire dans le mélodramatique et le cliché - c'est plus fort que moi. Ces quelques jours en quasi-isolement m'ont secouée. Ou plutôt, raffermi mes croyances et mes opinions sur la vie, son sens, le vivant lui-même. Nous cherchons le sens de la vie. Ce n'est pas suprenant puisque nous avons mis le vivant à l'écart. Au lieu de chercher, regardons le chemin qui s'ouvre à nous. C'est le renard qui rôde autour de la tente, l'oiseau marin qui plonge pour capturer son poisson, la baleine à bosse qui souffle en surface de l'eau, se déploie et replonge, c'est l'oeuf, la naissance, le krill, le bleuet sauvage qu'on cueille au sommet de la montagne, le tropical et le boréal, la taïga, le sable chaud ou froid, le calcaire. C'est ce qui est. C'est le rythme auquel j'aspire à vivre mais n'y arrive pas par peur et souci des conventions, C'est le rire au coin du feu. C'est tout sauf la course effrénée aux objets et à la croissance. C'est inconfortable mais générateur de bonheur. La vie est le sens mais je semble m'être perdue en cours de route. Ce blog sera sans doute ma boussole...

7/24/2007

Déclin?

Ce weekend et hier (lundi), le journal La Presse, un journal d'importance au Québec, a publié une série d'articles sur l'échangisme. Les articles présentent le phénomène sans le critiquer en profondeur. C'est tout léger. Je n'ose ajouter le lien direct vers les articles en question, ça me met trop mal à l'aise. Pour mes rares lecteurs étrangers : cette pratique autrefois réservée aux maisons closes, aux lieux glauques et secrets, est légalisée et affichée publiquement au Québec. Les clubs se sont, sinon multipliés (qu'en saurais-je ?), tout au moins annoncés de loin avec de grandes enseignes criardes.

Alors fallait-il vraiment que La Presse nous informe davantage sur ce phénomène tant médiatisé? Fallait-il vraiment lire les témoignages de femmes qui affirment ne sentir aucune jalousie envers les ébats extraconjugaux (en groupe!) de leur conjoint ? Pourquoi nous informer mine de rien sur les risques pour la santé (oh surprise!), le taux de voyeurs vs participants, les bienfaits vs les inconvénients ?

Impossible pour moi de ne pas ressentir de malaise, un malaise de fin de civilisation, de déclin.

7/13/2007

Au taxi psychopathe, coin St-Joseph et St-Michel


Cher chauffeur de taxi,

Qu'est-ce qui t'a pris de me traiter d'imbécile, coin St-Joseph et St-Michel à Montréal ? J'attendais sagement que la lumière tourne au vert pour faire un virage à gauche. Je comprends que tu étais impatient. Un camion pas très sérieux s'est retrouvé dans la mauvaise voie et nous a empêchés toi et moi de faire un virage quand il était encore temps. Mais que pouvais-je y faire ? Je te voyais, tout au long de la lumière rouge, gesticuler, marmonner des mots de colère, montrer des signes d'impatience comme si le délai était de ma faute. Qu'aurait-il fallu que je fasse ? Que je me précipite dans le trafic aux risques et périls de tous ? Que je fasse entrave à la circulation et à la loi pour satisfaire ton impatience et te permettre d'arriver à ton point de rencontre 1 MINUTE ou 30 SECONDES plus tôt ? Et puis, je n'ai pas du tout apprécié ton klaxon et tes gestes obscènes lorsque la lumière a de nouveau viré au vert. Je ne pouvais pas virer à gauche puisque de nombreuses voitures avaient priorité en sens inverse de la route. Il fallait attendre un peu non ? Ah, je comprends, il aurait mieux valu que j'avance de quelques mètres pour te donner l'illusion que tu étais en contrôle de la situation ... une milli-seconde d'avance. Quand enfin, nous avons obtenu la priorité pour virer à gauche, tu ne t'es pas calmé. Pff, au contraire. Tu as klaxonné une fois de plus et m'a crié 'Imbécile' en me dépassant dangereusement. Cela a provoqué un tel sentiment d'exaspération en moi que j'ai stoppé la voiture au beau milieu du virage pour rétorquer que tu avais un problème, surprise d'être au bord du 'road rage'. Énervée, j'ai mal conduit pendant quelques minutes, mais après réflexion, je me suis dit que tu n'étais qu'un pauvre type malade. Tu me fais pitié. Tu dois être seul au monde. Ou tu dois battre ta femme (la pauvre), boire comme un trou ou faire des ulcères d'estomac. Tu dois trouver cela bien difficile de réaliser, chaque jour sur la route, que TU N'ES PAS LE CENTRE DE L'UNIVERS, QUE LE CODE DE LA ROUTE N'EST PAS EXCLUSIVEMENT CONÇU POUR TOI, et cela, je comprends, t'afflige et te rend agressif. Vraiment, je te pardonne... Mais je te souhaite d'en insulter un de plus agressif que moi la prochaine fois, un qui aura un bat de baseball sur la banquette arrière...

12/21/2006

Un peu de répit pour le Père Noël



Image de Collect Dolls

Me voici encore avec l'histoire des cadeaux... Cette fois-ci, sur l'art de les recevoir. J'aime donner des cadeaux. J'ai l'impression de prendre une revanche sur le passé car mes parents n'étaient pas toujours très généreux avec les membres de notre famille. Une fois adulte, j'ai ressenti le besoin de me démarquer. Cette année, quelque chose me dérange : les guides sur l'achat de cadeaux dans les journaux et médias électroniques - guides qui servent de mise en garde. Ex. : 'Quoi NE PAS donner à Noël'. Certains reportages tournent au ridicule d'honnêtes cadeaux que bien des gens donnent de bon coeur! Soit, certains se fichent des goût et besoins véritables des personnes à qui ils doivent acheter un cadeau. Mais j'ai déjà acheté en cadeau un objet que je trouvait fort joli et le récipiendaire m'a vertement laissé entendre que ça ne lui plaisait pas.

L'esprit de Noël, la générosité, c'est aussi d'accepter avec grâce les erreurs et les gaffes des personnes bien intentionnées. Lorsque nous recevons un cadeau que nous n'aimons pas, rien n'empêche de le retourner au magasin, mais avec délicatesse et discrétion!

12/15/2006

Noël et le sens du stress


Pourquoi célébrons-nous la fête de Noël ? La fête a perdu la plus grande part de son sens religieux (entre vous et moi, je trouve ça dommage). Pourquoi poursuivons-nous les rituels anciens, comme l'arbre décoré ? Pour être en famille, pour se rappeler l'importance de la générosité et du partage ? Mmh, ouais, sauf que je vois autour de moi tellement de gens stressés par les achats à terminer à temps, amers devant ce qu'est devenue Noël - fête du consumérisme... Bon, je ne vous impressionne pas avec mes clichés hein ?
D'accord. Alors, selon vous, quel est le sens de tout ce stress ? A quoi sert-il? Quel est le sens de Noël dans le monde d'aujourd'hui ? Pourquoi installez-vous un sapin dans votre salon ? Y avez-vous pensé ?

11/19/2006

Le char, chic et charmant

C'est fou. Malgré le prix de l'essence, malgré le battage médiatique au sujet du réchauffement planétaire, malgré le manque d'espace de stationnement dans les grandes villes, malgré les risques de blessures accrues aux piétons et cyclistes en cas de collision, malgré leur laideur, leur statut nouveau-riche, leur arrogance et leur manque d'élégance, les véhicules utilitaires 4 X 4 et les Hummers prolifèrent à Montréal et ailleurs dans le monde. La Chouette des villes décrète que les petites voitures, les wagons de métro et les piétons sont tellement plus chics et charmants. Pourquoi de pas investir plutôt dans des objets et activités dignes d'intérêt comme :
1) des oeuvres d'art, il ne s'en achète pas assez au Québec, c'est dommage
2) sa cervelle par des livres et des sorties au ciné, théâtre, musées
3) du repos par des jolies vacances dans un hôtel distingué (des membres de ma famille se demandent comment mon Hibou et moi faisons pour voyager autant et nous imaginent plus riches que nous le sommes vraiment : c'est simple, nous n'avons pas de voiture et sommes abonnés à Communauto)
4) un aménagement paysager - des rosiers de luxe!
5) un régime d'épargne-études pour ses enfants
6) des petits luxes pour goûter à la vie de star, oh, je ne sais pas... un occasionnel verre de champagne ?
7) sa santé - les citadins sont en meilleure santé que les banlieusards parce qu'ils marchent plus et conduisent moins...

10/27/2006

Service vs servitude

Image de : http://collectdolls.about.com

Ces deux dernières décennies, il s’est publié nombre de livres de psychologie ayant pour thème ‘ces femmes qui aiment trop’. On a dit et redit aux femmes de penser à elles avant tout. L’indépendance et l’auto-détermination sont en soi très valables, voire essentielles dans un monde instable pour les couples et la famille, où il importe de pouvoir compter sur soi-même, en particulier sur le plan financier. Cela dit, ce message, interprété dans son intégralité, m’irrite de plus en plus. Au fil de conversations avec des femmes issues de différents milieux socio-économiques, je découvre que plusieurs rêvent de passer plus de temps auprès des leurs, qu’elles prennent véritablement plaisir à s'occuper de leur famille, mais expriment ce rêve comme un tabou, car on leur enseigne à se valoriser autrement, par des activités plus profitables, plus productives, du moins au sens où on l’entend dans le monde occidental. C’est comme si on confondait service et servitude, comme si le temps passé à aider l’autre s’opposait à toute croissance personnelle.

Un appel


Un jour, une petite chouette quitta sa verte forêt pour la grande ville afin de suivre sa famille. Bien que sa ville soit peut-être la plus confortable du monde, la chouette ne s’y acclimata jamais tout à fait. Elle dut se résoudre néanmoins à partager son territoire avec une multitude d’oiseaux urbains. Ainsi, elle apprit à cogner des ailes pour prendre sa place, à se pavaner avec des plumes artificielles et coûteuses, à se compliquer l’existence à courir les magasins, les happenings, les foules de pies et de paons. Elle en oublia même de s’envoler sagement hors de la ville, quelques heures ici et là, le temps de reprendre son souffle parmi les pommiers et les monts enneigés. Il y a deux ans, la chouette fit la connaissance d’un grand hibou blond, doux et imaginatif, lui aussi né au creux d’une forêt. Depuis, au fil de leurs conversations d’amoureux, le hibou blond et la chouette se remémorent tour à tour le chant printanier des grenouilles des marais, le craquement des vieilles branches d’arbre, le chuchotement du vent passant dans les feuillages, celui qui fait s’endormir jusqu’aux oiseaux de nuit… Plus la chouette se souvient d’où elle vient, moins elle aime où elle est. Mais, son gagne-pain et son hibou adoré la retiennent à la ville. ‘Eh bien, si je ne peux aller à la forêt de mon enfance’, dit-elle, ‘c’est elle qui viendra à moi! Je sais ce que je dois faire! Je créerai univers digne de la forêt et du monde merveilleux de mon enfance! Je le partagerai avec d’autres oiseaux et ainsi, peut-être la forêt, mise en confiance, acceptera t-elle de s’approcher un peu ?’ Ainsi est né ce journal. Un appel au bon vieux temps…