7/13/2007

Au taxi psychopathe, coin St-Joseph et St-Michel


Cher chauffeur de taxi,

Qu'est-ce qui t'a pris de me traiter d'imbécile, coin St-Joseph et St-Michel à Montréal ? J'attendais sagement que la lumière tourne au vert pour faire un virage à gauche. Je comprends que tu étais impatient. Un camion pas très sérieux s'est retrouvé dans la mauvaise voie et nous a empêchés toi et moi de faire un virage quand il était encore temps. Mais que pouvais-je y faire ? Je te voyais, tout au long de la lumière rouge, gesticuler, marmonner des mots de colère, montrer des signes d'impatience comme si le délai était de ma faute. Qu'aurait-il fallu que je fasse ? Que je me précipite dans le trafic aux risques et périls de tous ? Que je fasse entrave à la circulation et à la loi pour satisfaire ton impatience et te permettre d'arriver à ton point de rencontre 1 MINUTE ou 30 SECONDES plus tôt ? Et puis, je n'ai pas du tout apprécié ton klaxon et tes gestes obscènes lorsque la lumière a de nouveau viré au vert. Je ne pouvais pas virer à gauche puisque de nombreuses voitures avaient priorité en sens inverse de la route. Il fallait attendre un peu non ? Ah, je comprends, il aurait mieux valu que j'avance de quelques mètres pour te donner l'illusion que tu étais en contrôle de la situation ... une milli-seconde d'avance. Quand enfin, nous avons obtenu la priorité pour virer à gauche, tu ne t'es pas calmé. Pff, au contraire. Tu as klaxonné une fois de plus et m'a crié 'Imbécile' en me dépassant dangereusement. Cela a provoqué un tel sentiment d'exaspération en moi que j'ai stoppé la voiture au beau milieu du virage pour rétorquer que tu avais un problème, surprise d'être au bord du 'road rage'. Énervée, j'ai mal conduit pendant quelques minutes, mais après réflexion, je me suis dit que tu n'étais qu'un pauvre type malade. Tu me fais pitié. Tu dois être seul au monde. Ou tu dois battre ta femme (la pauvre), boire comme un trou ou faire des ulcères d'estomac. Tu dois trouver cela bien difficile de réaliser, chaque jour sur la route, que TU N'ES PAS LE CENTRE DE L'UNIVERS, QUE LE CODE DE LA ROUTE N'EST PAS EXCLUSIVEMENT CONÇU POUR TOI, et cela, je comprends, t'afflige et te rend agressif. Vraiment, je te pardonne... Mais je te souhaite d'en insulter un de plus agressif que moi la prochaine fois, un qui aura un bat de baseball sur la banquette arrière...

1 commentaire:

Muriel a dit...

Good for people to know.