9/11/2007

Automne, mode d'emploi


L'automne, jolie saison, ouais, ouais. Pour accepter que, pendant 3 à 4 mois, je subirai un mal de gorge chronique et combattrai une (très) légère dépression saisonnière, j'ai pensé à différentes façons d'accueillir la nouvelle saison qui s'amène dans quelques semaines. Oh, que de clichés et de sornettes mais que de délices!!!

1) Le déni
Tiens, pourquoi ne pas organiser une soirée libanaise à la casa ? Servir humus, divers plats au citron et aux herbes ensoleillées, olives et pâtisseries au miel. Digérer le tout en dansant le baladi pour le Grand Hibou Blond au son d'une chaude musique orientale.

2) Le frais matin d'automne
Le weekend, je me lèverai tôt et irai marcher dans les parcs environnants, ou mieux, prendrai la route pour la campagne ou la forêt. Humerait l'humus. Ferai collection des plus belles feuilles mortes et cocottes - un herbier d'automne! Observerai les écureuils s'affairer à faire leurs provisions, les bajoues bien pleines. Imiterai ma belle-soeur et m'inscrirai à un club de mycologie - cuisinerai ensuite de bons petits plats aux champignons.

3) Le cocooning (aux effluves de tarte aux pommes)
Bon, la tarte aux pommes, on sait ce que j'en pense. À déguster pendant un après-midi pluvieux, blottie dans un gros sofa bien moelleux, le comble du cliché. Faire de la broderie en oubliant le tic-toc du temps qui passe. S'imaginer dans une cabane de bois loin de tout, écouter le clapotis de la pluie. Être bien au sec et au chaud avec ceux qu'on aime.

4) Le English Country, version nostalgie ultra-cliché comme dans les films
S'imaginer en promenade dans la lande anglaise par une morne journée d'automne, au coucher du soleil. Les bottes dans la boue. Habillée de tweed. Dans l'esprit sombre et mystérieux du Chien des Baskerville - vous connaissez cette célèbre affaire de Sherlock Holmes ? Je viens de la relire. Oh, rien de glauque. Une légère désolation suscitant la rêverie. Un grog bien chaud nous attend devant le feu de foyer.

9/07/2007

Avant de te dire au revoir...


Il fait très chaud aujourd'hui à Montréal (presque 30 oC) mais le petit vent frais des dernières nuits, les journées qui deviennent de plus en plus courtes et la luminosité mélancolique du matin annoncent l'arrivée de l'automne. Moi ça me rend un peu tristounette car j'aime la chaleur, l'été et la lumière. J'en connais qui trépignent de joie à l'arrivée des jours frais. L'automne est une saison certes bien jolie. Mais bientôt, il fera noir avant 18h00, il fera froid et je souffrirai d'un mal de gorge chronique jusqu'à la première neige. Quoi de mieux pour oublier la grisaille à venir qu'un bon barbecue ?

Le Grand Hibou Blond et moi avons beaucoup aimé cette recette pour barbecue. Nous l'avons adaptée d'une recette d'une livret de la compagnie Saputo (pardonnez-moi la promo mais il faut bien être honnête!) :

Burger de veau
6 portions

250g de fromage mozzarella
450g de veau haché
1 c. à soupe de sauge fraîche
2 c. à soupe de moutarde de Dijon
1 oeuf légèrement battu
sel et poivre

6 petits pains coupés en deux (ex. kaisers au sésame)
Garniture : Tranches de tomates et de poivrons

Dans un bol, mélanger le veau, la sauge, la moutarde, l'oeuf, le sel et le poivre.
Façonner en 6 boulettes en insérant au centre de chacune un morceau de fromage.
Aplatir en galettes épaisses.
Cuire au BBQ environ 10 minutes.

9/06/2007

Un troll en camping


Ah, quel magnifique weekend de camping dans la forêt. Les huards, les tétras, les outardes. Sans compter les ours et les orignaux qu'on ne voit pas mais qu'on sait cachés dans les bois, nul doute. Quelle merveille. N'eut été des voisins bruyants (le site était une forêt en régénération suite à un feu de forêt et donc assez dégagé = zéro intimité), notre séjour aurait été plus-que-parfait. Il faut bien quelques désagréments pour ne pas s'habituer au confort hein ? Dans ce cas, le désagrément consistait en une famille de trolls - les parents, pas leurs enfants, je le précise - incapables de parler à voix basse, non, pas basse, normale. Uhg, uhg, uhg, les trolls adultes ont crié tout le weekend. Ainsi, tout le camping a su que lundi matin, nos amis petit-déjeunaient à l'anglaise avec muffins et saucisses. Et tous ont entendus leurs histoires au coin du feu. Le Hibou et moi n'avons même pas eu à faire l'effort de nous chuchoter des histoires de fantômes autour de notre maigre feu, nous n'avons eu qu'à tendre l'oreille et écouter celles de nos tonitruants voisins. Mmmh, j'aime mieux la compagnie des outardes (les oies du Canada). Elles aboient fort elles aussi. Je les ai entendues au petit matin se parler entre elles. Ces charmantes demoiselles se préparent pour le long périple de migration automnale, elles sont quelque peu agitées avec les préparatifs.

8/31/2007

Trop de boulot!


Trop de boulot, trop peu de temps ces derniers jours! Impossible de prendre soin de mon blog car il aurait été indécent de m'amuser à écrire ici pendant les heures de travail alors que j'avais tant de tâches à terminer ainsi qu'un vin-fromage (ouh, le vin a ralenti les neurones) à l'heure du midi. Je pars pour le weekend et vous reviens avec de nouvelles aventures la semaine prochaine! Le Grand Hibou Blond et moi retournons camper au milieu de nulle part le temps d'un long weekend! À bientôt, La Chouette.

8/29/2007

Sérénité surprise


Mon père est âgé. Il a 82 ans et souffre de démence vasculaire. Un petit changement dans sa routine quotidienne - comme un repas servi 15 minutes en retard - provoquera soit une crise de colère enfantine mais fort bruyante ou bien sera reçu avec une sérénité étonnante. Je ne comprends toujours pas ce qui explique ce large spectre d'émotions face à la vie quotidienne.



Mon père a perdu une dent cette semaine en mangeant un gâteau.


'Tiens, j'ai perdu une dent! Ha!Ha!Ha! Tiens, regarde.


- Mais non, Papa, ce doit être un morceau de noix.


- NON! C'est ma dent, je vois le plombage.


Et d'observer sa dent avec fascination en riant.


- Oh, pauvre toi. Mademoiselle, mon père a perdu une dent... que devons-nous faire ? Devra t-il aller chez le dentiste ?


- Je ne veux pas aller chez le dentiste. La dernière fois, ça été une vraie boucherie. Pas question. Il me fera plus de tort que de bien celui-là.


Et de sourire.


- Ça paraît quand je souris qu'il manque une dent ? Non ? Eh bien, on oublie ça alors. Cessez de vous en faire avec ma dent. C'est normal de perdre ses dents à 82 ans!''


Et de rire et de rire et de rire aux éclats lorsque l'infirmière lui annonce que c'est elle la fée des dents.


Je n'y comprends rien.

8/23/2007

Ai-je l'air d'une fille qui fait de la tarte aux pommes ?




Réflexions suite à une conversation avec une amie qui a confié faire de la tarte aux pommes...

'Ai-je l'air d'une fille qui fait de la tarte aux pommes ?'. Voilà une phrase entendue de la part d'une autre personnen'aimant pas spécialement les arts domestiques. On décèle dans cette déclaration un certain mépris envers celles qui, comme mon amie, expriment occasionnellement leur amour de la vie et leur altruisme par la cuisson d'une tarte aux pommes, ou pire, en envers celles que cet art culinaire rend heureuses!!!

Je crois que mon amie a suffisamment confiance en elle pour ne pas croire que son intérêt envers la tarte aux pommes fait d'elle une dondon sans intellect, au contraire. (Mais si dondon elle est, c'est à l'image de la petite fée ci-haut, en beaucoup moins dodue!!!).

La saison des pommes débutant bientôt au Québec, j'aimerais donc souligner ces quelques faits :

1- Ce n'est pas parce qu'on aime faire de la tarte aux pommes qu'on ne s'intéresse pas à la culture et aux idées.

2- On peut être femme de carrière et aimer faire de la tarte aux pommes. Idem pour les hommes mais entre vous et moi, en connaissez-vous des tonnes qui aiment faire des tartes ?

3- L'odeur de la tarte aux pommes qui cuit est sensuelle et enivrante. À ceux et celles qui croient que ce n'est pas sexy, essayez pour voir et observez bien votre bien-aimé(e) rôder autour du four, sa réaction dissipera vos doutes.

4- La tarte aux pommes fait partie de la culture culinaire québécoise et nord-américaine. Faire une tarte à l'arrivée de l'automne, c'est un rituel pour célébrer ses origines et ses ancêtres. Un peu de fierté : à vos fourneaux!

5- Et pour conclure : n'est-ce pas Mère Térésa qui a dit qu'il est facile de vouloir faire de grandes choses, mais beaucoup plus difficile d'aider le monde par de petites choses (ou quelque chose de ce genre) ? Notre monde en péril a bien plus besoin de simple tarte aux pommes et de la douceur des mains qui la fabriquent, que de la cupidité et de l'avidité des riches qui se croient au-dessus des petites choses de la vie.

8/22/2007

La fée Bobette


Un blog charmant découvert récemment, rédigé par une maman-fée qui fabrique de forts jolis sacs en tissu et autres objets fantaisistes. Elle les vend sur E-bay (et ma foi, elle est prête pour une éventuelle version française d'Etsy!). http://lafeebobette.canalblog.com/

8/21/2007

L'île de la vérité

Ainsi, le Grand Hibou Blond et moi avons passé 6 jours en isolement. 3 jours dans un chalet au milieu d'une immense réserve faunique dépeuplée, et 3 jours au bord de la mer, sur une petite île de l'estuaire du Saint-Laurent. Une île où le soir venu, il n'y avait que 2 ou 3 autres familles de campeurs, beaucoup d'oiseaux et quelques renards. Bref, nous étions presque seuls pendant plusieurs jours.

Pardonnez-moi de faire dans le mélodramatique et le cliché - c'est plus fort que moi. Ces quelques jours en quasi-isolement m'ont secouée. Ou plutôt, raffermi mes croyances et mes opinions sur la vie, son sens, le vivant lui-même. Nous cherchons le sens de la vie. Ce n'est pas suprenant puisque nous avons mis le vivant à l'écart. Au lieu de chercher, regardons le chemin qui s'ouvre à nous. C'est le renard qui rôde autour de la tente, l'oiseau marin qui plonge pour capturer son poisson, la baleine à bosse qui souffle en surface de l'eau, se déploie et replonge, c'est l'oeuf, la naissance, le krill, le bleuet sauvage qu'on cueille au sommet de la montagne, le tropical et le boréal, la taïga, le sable chaud ou froid, le calcaire. C'est ce qui est. C'est le rythme auquel j'aspire à vivre mais n'y arrive pas par peur et souci des conventions, C'est le rire au coin du feu. C'est tout sauf la course effrénée aux objets et à la croissance. C'est inconfortable mais générateur de bonheur. La vie est le sens mais je semble m'être perdue en cours de route. Ce blog sera sans doute ma boussole...

8/20/2007

La Chouette des mers



De retour saine et sauve! Saine parce que le Grand Hibou Blond et moi avons passé 11 jours sur la Côte-Nord du Québec, là où le fleuve devient mer. L'air y est pur, fort bon pour la santé du corps et de l'esprit, même si l'eau à 4oC ne permet aucunement la baignade. Sauve parce que nous y avons campé en autonomie complète au bord de la mer. Le rationnement de l'eau douce nous a amenés à découvrir que LES POMMES DE TERRE ET LES LÉGUMES CUITS DANS L'EAU DE MER SONT DÉLICIEUX, salés à point! Essayez ce mode cuisson lors de votre prochain voyage à la mer, mium.


Le retour à la ville m'angoisse. Hier soir, veille de mon retour au travail, l'anxiété me tenaillait creux dans le ventre. Il me semblait que travailler de 9h00 à 17h00 dans un bureau 5 jours/semaine, eh bien, c'est rater sa vie. Que ne 'vivre' que le soir entre 18h00 et 23h00, le samedi et le dimanche, c'est absurde.


Je tente de me consoler à l'aide de statistiques québécoises sur la vie hors des centres urbains. Oui, oui, je sais que contrairement à l'opinion populaire, l'espérance de vie est plus élevée à Montréal. Oui, oui, le taux d'obésité est moindre à Montréal qu'en région. Oui, en effet, la ville incite à utiliser les transports en commun plutôt que la voiture, à manger sainement, à lire, à s'ouvrir à d'autres cultures, à s'instruire. Oui, oui, je sais tout ça. Mais rien n'y fait. Je souffre de citadinite aiguë. Vais-je en guérir ?

8/03/2007

En vacances!



Sur la route, dans la forêt, à la mer! De retour la semaine du 20 août! À bientôt! La Chouette.

7/31/2007

Étoile filante!


Ça n'allait pas du tout hier. Je crois que je souffrais d'un coup de chaleur. Toute la journée, je me suis sentie fiévreuse, tout de travers, déprimée. Après le souper, je me suis assise sur le balcon pour prendre un peu d'air et me changer les idées. J'ai contemplé du haut de notre 3e étage les voisins promener leur chien, quelques autres passants - très peu - y compris deux étranges individus qui transportaient difficilement des meubles de bureau, un à l'aide de son vélo, l'autre, sur une chaise à roulettes. Deux grand bonshommes décharnés et mal habillés mais sympathiques! De haut, on aurait dit Sol et Gobelet. Vous connaissez ? Les meubles tombaient sans arrêt de la chaise. Gobelet criait, Sol remettait le meuble sur la chaise, marmonnait quelque chose, le meuble retombait, Gobelet gesticulait, s'énervait... Mais sinon, rien, ni sur la rue, ni sur les balcons. Peut-être parce qu'il faisait trop chaud ? Je voyais mes voisins par les fenêtres. Ils regardaient la télé bien au frais à l'air climatisé. Mais tout d'un coup, j'ai aperçu une étoile filante. Ma toute première! À 37 ans! J'ai crié, j'ai appelé le Grand Hibou Blond. J'ai fait un, oh, et puis deux souhaits, je ne vous dis pas lesquels. Une étoile filante juste pour moi, juste parce qu'il n'y avait presque personne d'autre que moi dehors.

Voyez ce qui arrive lorsqu'on détourne enfin le regard de la (?&%$*(&$! de télévision ? Allez donc marcher dehors ce soir.

7/27/2007

Y a t-il un philanthrope parmi mes lecteurs ?



J'ai fait connaissance avec une courageuse personne qui a besoin d'appuis pour faire l'ascension du Mont Kilimandjaro en octobre prochain! Peut-être y a-t-il des philanthropes parmi vous ?

Il ne s'agit pas de parrainer un simple voyage - la recherche de financement n'est pas de tout repos, j'en témoigne ici. Louise Valiquette compte faire cette marche pour la Société d'arthrite dans le cadre de la campagne ''S'entraider afin de S'ENTRAÎNER POUR TRIOMPHER''. Louise doit récolter 10 000$ pour la Société Canadienne d'Arthrite et pour faire l'ascension du Mont Kilimandjaro au nom des personnes qui souffrent d'arthrite.

Pour en savoir plus sur l'histoire de Louise, sa source de motivation et pour la parrainer.

7/26/2007

Un étranger qui pleure...


Dilemme moral : Qu'est-ce qu'on fait quand on voit un pur étranger verser des larmes dans l'autobus, le métro ou tout autre lieu public ? Doit-on aborder cette personne et lui demander ce qui ne va pas ? Lui offrir un mouchoir ? L'ignorer ? Qu'en pensez-vous ? En tous les cas, si on choisit de ne pas lui adresser une parole de réconfort, vaut mieux la laisser exprimer ses émotions en paix plutôt que de la dévisager avec impertinence.

La vie urbaine nous amène à croiser tous les jours des centaines d'inconnus - comment démontrer (ou même ressentir) de l'empathie envers chaque être humain rencontré sur notre route ? À moins d'avoir choisi la voie religieuse et d'avoir fait voeu d'embrasser toute l'humanité, je doute qu'on puisse s'intéresser au sort de chacun sans s'épuiser moralement.

L'anonymat urbain est à la fois réconfortant et monstrueux. Lors d'une période très difficile de ma vie, il m'est arrivé de broyer du noir pendant le trajet quotidien de métro et d'autobus. Je me perdais dans de tristes pensées entre deux arrêts. Qu'importe si j'avais une tête d'enterrement, on me laissait tranquille, je n'existais pas. Une fois, un jeune homme m'a surprise les yeux rougis et m'a demandé s'il pouvait m'aider. J'ai ressenti de la honte d'avoir été surprise en larmes et de l'étonnement vis-à-vis son intérêt pour moi. Je l'ai envoyé paître. Pourtant, c'est son intérêt qui était normal, pas l'indifférence des autres passagers... Le pauvre, peut-être ai-je durci son coeur en rejetant sa sollicitude.

7/25/2007

Gestion du stock


Allons-y pour un bref pratico-pratique aujourd'hui : la gestion du stock alimentaire à la maison. C'est que ça me désole de constater que manger sainement soit perçu comme quelque chose de compliqué! Il est typique des gens de ma génération (j'ai 37 ans) de juger laborieuse la gestion des menus familiaux. On succombe aisément aux mets pré-préparés qui ne sont pas nécessairement très bons pour la santé ou le portefeuille. Pourtant, on peut préparer un repas de semaine ou des trucs simples comme des muffins (c'est 10 min de travail les muffins!) spontanément et rapidement si on a tout ce qu'il faut dans le frigo ou dans le garde-manger.

Assurez-vous d'avoir en stock les produits que vous utilisez souvent - les produits varieront bien entendu selon la diète de chacun, nul besoin de proposer ici une liste d'incontournables. Pour ce faire, faites une liste des aliments que vous utilisez fréquemment et vérifiez si vous les avez en stock, sinon, achetez-les dès que possible et n'attendez plus d'en manquer avant d'en racheter. Un babillard magnétique à encre effaçable apposé sur le frigo servira de pense-bête pour la liste d'épicerie.

7/24/2007

Déclin?

Ce weekend et hier (lundi), le journal La Presse, un journal d'importance au Québec, a publié une série d'articles sur l'échangisme. Les articles présentent le phénomène sans le critiquer en profondeur. C'est tout léger. Je n'ose ajouter le lien direct vers les articles en question, ça me met trop mal à l'aise. Pour mes rares lecteurs étrangers : cette pratique autrefois réservée aux maisons closes, aux lieux glauques et secrets, est légalisée et affichée publiquement au Québec. Les clubs se sont, sinon multipliés (qu'en saurais-je ?), tout au moins annoncés de loin avec de grandes enseignes criardes.

Alors fallait-il vraiment que La Presse nous informe davantage sur ce phénomène tant médiatisé? Fallait-il vraiment lire les témoignages de femmes qui affirment ne sentir aucune jalousie envers les ébats extraconjugaux (en groupe!) de leur conjoint ? Pourquoi nous informer mine de rien sur les risques pour la santé (oh surprise!), le taux de voyeurs vs participants, les bienfaits vs les inconvénients ?

Impossible pour moi de ne pas ressentir de malaise, un malaise de fin de civilisation, de déclin.

7/20/2007

Etsy

Trop peu de francophones connaissent Etsy. Il faut le visiter, et vite!

7/18/2007

Flan au citron et aux abricots


Un récent succès culinaire adapté d'une recette de la compagnie de Farine Robin Hood. Ma version contient moins de sucre, du beurre au lieu de margarine et des abricots au lieu de nectarines. Choisissez des fruits bien mûrs et sucrés.

Flan au citron et aux abricots


Croûte
1 1/3 tasse de farine à pâtisserie
1 c. à table de sucre granulé
1/4 c. à thé de sel
1/2 tasse de beurre
3 c. à table d'eau froide

Garniture
2 oeufs
1 jaune d'oeuf
1/4 tasse de sucre granulé
1/4 tasse de jus de citron
2 c. à thé de zeste de citron râpé
1/4 tasse de beurre
quelques abricots (ou nectarines)
un peu de sucre
confiture d'abricot passée au tamis ou chauffée à feu très doux

Croûte : Mélanger la farine, le sucre et le sel. Y couper le beurre jusqu'à ce que le mélange soit grumeleux. Ajouter l'eau, en remuant à la fourchette pour bien mélanger. Former une boule lisse avec la pâte. Presser la pâte dans le fond et sur les côtés d'un moule à flan cannelé de 9 po (23 cm). Piquer à la fourchette. Réfrigérer 30 minutes. Garnir d'un cercle de papier d'aluminium. Cuire à 400 oF (200 oC), 15 minutes. Retirer le papier d'aluminium; cuire de 12 à 15 minutes de plus, ou jusqu'à ce que la croûte soit dorée. Si des fentes apparaissent, presser délicatement la croûte chaude pour sceller. Laisser refroidir.

Garniture : Cuire le 6 premiers ingrédients à feu modéré, en remuant jusqu'à ce que le mélange épaississe, environ 5 minutes. Étendre sur la croûte cuite. Couper chaque fruit en tranche d'environ 3/4 po (2 cm). Disposer sur la garniture. Saupoudrer d'un peu de sucre. Cuire à 350 oF (180 oC) , de 30 à 35 minutes. Laisser refroidir. Glacer le flan avec de la confiture d'abricot.

7/17/2007

Trop vite




Je n'ai pas le courage d'écrire aujourd'hui. J'ai perdu un être cher. Une personne que je connaissais depuis peu mais qui m'a marquée par sa douceur et son ouverture aux autres. Elle m'a donné les ailes dont j'avais besoin pour réaliser un rêve. Que j'aurais aimé la connaître davantage, qu'il est injuste de l'avoir perdue si vite. Louise, où que tu sois, puis-je te demander de veiller sur notre petit groupe...

7/13/2007

Au taxi psychopathe, coin St-Joseph et St-Michel


Cher chauffeur de taxi,

Qu'est-ce qui t'a pris de me traiter d'imbécile, coin St-Joseph et St-Michel à Montréal ? J'attendais sagement que la lumière tourne au vert pour faire un virage à gauche. Je comprends que tu étais impatient. Un camion pas très sérieux s'est retrouvé dans la mauvaise voie et nous a empêchés toi et moi de faire un virage quand il était encore temps. Mais que pouvais-je y faire ? Je te voyais, tout au long de la lumière rouge, gesticuler, marmonner des mots de colère, montrer des signes d'impatience comme si le délai était de ma faute. Qu'aurait-il fallu que je fasse ? Que je me précipite dans le trafic aux risques et périls de tous ? Que je fasse entrave à la circulation et à la loi pour satisfaire ton impatience et te permettre d'arriver à ton point de rencontre 1 MINUTE ou 30 SECONDES plus tôt ? Et puis, je n'ai pas du tout apprécié ton klaxon et tes gestes obscènes lorsque la lumière a de nouveau viré au vert. Je ne pouvais pas virer à gauche puisque de nombreuses voitures avaient priorité en sens inverse de la route. Il fallait attendre un peu non ? Ah, je comprends, il aurait mieux valu que j'avance de quelques mètres pour te donner l'illusion que tu étais en contrôle de la situation ... une milli-seconde d'avance. Quand enfin, nous avons obtenu la priorité pour virer à gauche, tu ne t'es pas calmé. Pff, au contraire. Tu as klaxonné une fois de plus et m'a crié 'Imbécile' en me dépassant dangereusement. Cela a provoqué un tel sentiment d'exaspération en moi que j'ai stoppé la voiture au beau milieu du virage pour rétorquer que tu avais un problème, surprise d'être au bord du 'road rage'. Énervée, j'ai mal conduit pendant quelques minutes, mais après réflexion, je me suis dit que tu n'étais qu'un pauvre type malade. Tu me fais pitié. Tu dois être seul au monde. Ou tu dois battre ta femme (la pauvre), boire comme un trou ou faire des ulcères d'estomac. Tu dois trouver cela bien difficile de réaliser, chaque jour sur la route, que TU N'ES PAS LE CENTRE DE L'UNIVERS, QUE LE CODE DE LA ROUTE N'EST PAS EXCLUSIVEMENT CONÇU POUR TOI, et cela, je comprends, t'afflige et te rend agressif. Vraiment, je te pardonne... Mais je te souhaite d'en insulter un de plus agressif que moi la prochaine fois, un qui aura un bat de baseball sur la banquette arrière...

7/12/2007

Sauver sa vie en cultivant des violettes africaines




Mais quossé qu'elle raconte ?

C'est que j'ai tout récemment acheté le livre 'Get a hobby!' pour le Grand Hibou Blond. Ce livre contient des suggestions de loisirs en fonction des caractéristiques de la personnalité. Ils vont du plus plus zen au plus sauté. Ainsi, l'auteur nous recommande101 loisirs tels la torréfaction maison des grains de café, les confitures, l'élevage de poules et de fourmis, la bière maison, le batik, le tricot, la pêche à la mouche et les noeuds... en passant par la chasse aux autographes et le scrapbooking. Pourquoi des hobbies ? Parce qu'ils sont en général créatifs, nous permettent d'exprimer une part plus ludique de nous-mêmes que nous tenons cachée au travail, favorisent la détente par l'oubli du temps qui passe et des préoccupations quotidiennes et par la socialisation. Parfois, un loisir apporte un sens nouveau à la vie. La pression artérielle baisse, l'humeur s'améliore. Si le livre dit vrai, un loisir peut donc sauver votre vie.


Le plus mignon des loisirs décrits dans le livre est selon moi la culture des violettes africaines (les saintpaulias). J'ai appris qu'il se publient des magazines sur le sujet et qu'on peut adhérer à des sociétés d'amateurs. Ainsi, il existe au moins une société aux États-Unis, une au Canada et même une à Montréal :

African violet Society of America
African violet Society of Canada
La Société des saintpaulia de Montréal