4/16/2008

2 kilos de réconfort


Merci lectrices pour vos gentils mots de réconfort. Je me sens beaucoup mieux, le printemps aidant. Il est plus facile de donner sens au décès d’un être cher en contemplant le renouveau de la nature, renouveau qui se fait à l’aide de la matière morte laissée sur le sol à l’automne. La mort et la vie apparaissent alors intimement liées et l’absence de mon papa, moins absurde.

Oh, je ne trépigne pas de joie. Je ne suis ni triste ni heureuse. Je suis vide. Je ne ressens pas l’euphorie habituelle qui accompagne la fonte des neiges et le retour des oiseaux migrateurs. Le soleil chaud me bien du bien mais ne m’enchante pas. Mes sens sont endormis. Je sais qu’ils se réveilleront tôt ou tard. D’ailleurs, certaines choses, certains parfums par exemple, ne me laissent pas indifférente. Signe que mon amour de la vie survivra au deuil.

La semaine dernière, j’ai préparé un délicieux poulet rôti au romarin, un beau gros poulet de 2kg. Malgré le vide intérieur, je n’ai pu résister aux effluves de la volaille qui rôtit lentement au four, des effluves de romarin et d’ail grillés qui ont parfumé ma maison.

Thérapie par le poulet rôti

Il vous faut d’abord un poulet de bonne qualité. Peu importe la recette, c’est la qualité de la viande qui fait le succès! Oubliez les poulets industriels. Si votre budget le permet, choisissez un poulet bio élevé en liberté. Sinon, je recommande (au Québec), le poulet de la Ferme des voltigeurs qu’on trouve dans plusieurs épiceries et qui est pas mal moins cher qu’un poulet bio. Il s’agit d’un poulet nourri au grain et qui goûte et sent un peu la noisette lorsqu’on le cuit, et qui n’a pas la texture de caoutchouc des poulets industriels. Il reste bien dodu après la cuisson, contrairement aux poulets industriels qui perdent beaucoup d’eau. Peu importe la marque, ces critères (goût, odeur et texture) sont des gages de qualités.

Une fois les abats enlevés, si abats il y a, rincez brièvement l’intérieur du poulet. Séchez l’extérieur du poulet avec un linge.

J’aime préparer le poulet avec de l’ail et du romarin. C’est chacun ses goûts hein ? Voici comment je procède : je place la bête dans un gros plat allant au four, je badigeonne la peau d’huile d’olive, sale et poivre. Je place ensuite des tranches d’ail (2-3 gousses!) et une ou deux branches de romarin sur la surface. Je place également une branche de romarin dans le fond du plat. Elle donnera à la cuisson une odeur merveilleuse qui parfumera votre maison.

Voilà, c’est tout. Cuisson : entre 375oF et 400oF (entre 190oC et 205oC) selon votre four, 30 mins/kg. Un thermomètre à viande est fort utile pour éviter la surcuisson.

Servez avec des pommes de terre et des légumes, et votre sauce à volaille préférée.

2kg de réconfort, vous dis-je, même dans les moments les plus pénibles de l’existence!

4/06/2008

Une pause

Mon papa a tiré sa révérence la semaine dernière, doucement mais non sans panache. Il était âgé et son corps était usé. Mais il me manquera.
Vous comprendrez que j'ai besoin de repos, loin de la blogosphère. Ne soyez pas offusqués si je ne laisse pas de messages sur vos blogs ou ne vous amuse pas avec mes péripéties urbaines. Une grande respiration, des marches dans la forêt, des rêveries de chouette et je vous reviendrai de bonne humeur.
À bientôt!

3/20/2008

Où l'on n'arrive jamais.


''Le Glamour, c'est le pays où l'on n'arrive jamais. Je vous drogue à la nouveauté, et l'avantage avec la nouveauté, c'est qu'elle ne reste jamais neuve. Il y a toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la précédente. Vous faire baver, tel est mon sacerdoce. Dans ma profession, personne ne souhaite votre bonheur, parce que les gens heureux ne consomment pas. Votre souffrance dope le commerce. Dans notre jargon, on l'a baptisé ''la déception post-achat''. Il vous faut d'urgence un produit, mais dès que vous le possédez, il vous en faut un autre. L'hédonisme n'est pas un humanisme : c'est du cash-flow. Sa devise ? ''Je dépense donc je suis.'' Mais pour créer des besoins, il faut attiser la jalousie, la douleur, l'inassouvissement : telles sont mes munitions. Et ma cible, c'est vous.''

Frédéric Beigbeder, 99F.

3/17/2008

Post irrésistible

... Sur le fonctionnement absurde des grandes entreprises. Les ailes de mon coeur lourd.

3/14/2008

Glamour ou pas glamour, voilà la question


Photo de Chalmers Butterfield

Même en cette époque où l’avion est aussi banal que le bus (enfin, pas tout à fait côté prix mais côté confort, l’avion est tombé de haut depuis 20 ans), le mot voyage conserve une connotation mystérieuse et glamour. Pensez aux aventuriers en kakis prenant un vol pour une lointaine et exotique destination afin d’y découvrir des peuplades inconnues, pensez aux stars des années 50 qui se faisaient photographier sur le tarmac au sortir de l’avion, sac Hermès au bras, fraîches comme des roses malgré le décalage horaire. Imaginez maintenant la très élégante Chouette des villes flânant dans une chic boutique hors-taxe avant de prendre son vol, en toute quiétude.

HA!HA! En voilà une bonne.

De voyage en voyage, j’essaie d’émuler les stars sur le tarmac mais rien n’y fait. Une humiliante catastrophe a inévitablement lieu au détecteur de métal et je n’arrive à m’en remettre qu’une fois rendue à destination.

1) Il y a eu la fois où j’ai eu la bonne idée de transporter un pot de yogourt en plastique dans mon sac à main pour pique-niquer dans un parc de Londres, 24 heures avant mon départ. Le pot s’est fendu et malgré mes efforts pour nettoyer mon sac, des résidus de yogourt séché ont recouvert tout ce qui s’y trouvait. À l’aéroport de Londres, le sac a été jugé suspect au détecteur de métal et l'employé a demandé à l’inspecter. Lorsqu’il m’a demandé ce qu’était cette substance qui recouvrait mon portefeuille, je lui ai avoué ma bêtise en rougissant et en me confondant en excuses. ‘’Oh, ne vous ne faites pas, j’ai mis ma main dans bien pire que ça’’ me dit-il. À cette humiliation s’est ajoutée l'odeur de lait caillé se dégageant du sac, au grand dam de mes voisins d'avion.

Morale : ne jamais mettre un yogourt dans un sac à main, ranger le contenu de son sac avant de prendre l’avion.

2) Une autre fois, j’ai oublié mon téléphone cellulaire après le passage au détecteur de métal. Je m’en suis aperçue juste avant l’embarquement. Suis retournée au détecteur de métal par le mauvais corridor et ai surgi ahurie du côté des arrivées. Zut. Ai supplié le douanier de me laisser retourner aux départs sans sortir des arrivées. Niet. Au comptoir de la ligne aérienne, ai supplié le jeune employé abasourdi de me laisser retourner immédiatement du côté des départs. Ai repassé par le détecteur de métal, ai été la risée des employés de l’aéroport, et me suis mise à courir comme une folle pour ne pas manquer mon avion. Suis embarquée de justesse, le visage en sueur.

OK, j’ai compris, nettoyer son sac et ne rien oublier au détecteur de métal.

3) De voyage en voyage, j’ai appris quelques leçons. Mais il y a toujours quelque chose qui cloche. Comme cette fois, encore au détecteur de métal, où bip-bip-bip-bip on a demandé à inspecter mes bottes. Comme vous le savez, mes chaussettes sont souvent trouées. L'employé de l'aéroport a trouvé cela tout à fait charmant puisqu'il souriait à pleines dents en regardant mes pieds.

OK, j’ai compris, nettoyer son sac, ne rien oublier au détecteur de métal et ne pas porter des chaussettes trouées.

4) Cette semaine l'inspecteur du détecteur de métal de l’aéroport de Dorval s’est moqué de moi parce que j’avais trop de monnaie dans mon portefeuille. ‘’On ne voit rien au détecteur si vous avez trop de monnaie dans votre sac, vous devriez dépenser votre monnaie ma belle, il est temps pour vous de magasiner’’. Au retour, bien docile, je mets l’excès de monnaie dans un sac ziploc. Le sac ziploc éveille les soupçons de l'inspecteur qui se moque ensuite de moi quand je lui explique mes motivations.

OK, j’ai compris, nettoyer son sac, ne rien oublier au détecteur de métal, ne pas porter des chaussettes trouées et ne pas transporter trop de monnaie, et, et, et… la liste s'allonge de voyage en voyage et malgré tout, je n'y arrive pas.

Morale des ces humiliations : si tu n’es pas née glamour, tu ne le deviendras jamais.

Alors je laisse tomber. Si à l’aéroport, vous voyez une grande brune hystérique et essoufflée qui échappe ses sacs en enlevant son manteau à toute vitesse avant de passer au détecteur de métal, sa carte d’embarquement et son passeport entre les dents, venez lui dire bonjour!

3/04/2008

Une histoire d'omelette

Cette image provient de Wikimedia Commons - Projet Gutenberg.

Lecteurs d’Europe, connaissez-vous le Cheez Whiz ? Peut-on (malheureusement) en trouver chez vous ? Sinon, sachez que le Cheez Whiz est une célèbre préparation de fromage à tartiner, jaune, jaune pas naturel, jaune chimique, en tous les cas, jaune pas fromage. Ça se vend dans un pot en verre dans la section des confitures et du Nutella au supermarché. Disponible partout en Amérique du Nord, ce condiment a connu son moment de gloire dans les années 70. Il était alors de bon ton de tartiner ses rôties de Cheez Whiz au petit-déjeuner. Il n’y avait aucune honte à y ajouter une couche de confiture de fraises. Ou de se faire un bon macaroni au fromage express à la Cheez Whiz.

Tiens, vous en saurez plus en visitant ce site : www.sauvonslecheezwhiz.com/

Les temps ont changé. Oh, ce fromage, si on peut l’appeler ainsi, se trouve toujours dans les supermarchés. Mais dans le milieu où j’évolue, la classe moyenne - instruite (la Chouette des villes serait-elle snob ?), on avoue son goût pour le Cheez Whiz comme on avoue aimer Céline Dion ou les films de Madonna. Avec un peu de gêne, en insistant qu’on aime ça parce que ça nous fait rigoler et qu’on ne le prend pas au sérieux. Ex. On ne dit pas : j’aime le Cheez Whiz parce que c’est bon. Non, on dit : j’aime ça parce que ça me rappelle de bons souvenirs de mon enfance, parce que j’aime tout ce qui est kitsch, parce que la couleur est presque fluorescente et me fait halluciner, parce que j’aime aller à contre-courant. Parce que je suis cool. Mais on n’aime pas le Cheez Whiz tout simplement.

Enfin, le weekend dernier, le Grand Hibou Blond et moi nous sommes promenés à l’extérieur de Montréal. Pause-midi. Resto sympa dans la petite ville que nous visitons pour la première fois. Oups, c’est encore le menu du brunch. Bon, petit-déjeunons pour la seconde fois de la journée et commandons-nous une omelette au fromage. La dite omelette au fromage nous est servie et… nous nous apercevons qu’elle contient non pas du cheddar, du camembert ou de l’Oka. Mais non, elle contient du Cheez Whiz. C’est une omelette au Cheez Whiz.

Ha!Ha!Ha! Nous nous esclaffons. Jamais un resto de Montréal n’oserait servir un truc pareil. Nous voilà un peu snob, imbus de notre supériorité citadine mais nous mangeons la chose sans rechigner.

- Mmh.

- Mmh. Pas mal.

- Ouais, c’est bon après tout.

- Ah, te souviens-tu des recettes au Cheez Whiz des années 70 ?

Alors, le Grand Hibou Blond et moi avons reluqué le Cheez Whiz au supermarché hier soir. Je n’ai pas osé acheter un pot. Mais vous savez quoi ? C’est bon le Cheez Whiz finalement. Je crois que j’aime ça, tout simplement!

2/21/2008

Arrrg, discipline, y'en a marre de la discipline.


Est-ce que vous mangez bien ? Mangez-vous et buvez-vous des aliments bons pour la santé - fruits et légumes en quantité, céréales bio (épeautre, avoine, quinoa, etc.), thé vert, des omégas 3 à profusion, des noix, peu de viande, yogourt bioactif, du soja, etc. ?

Si oui, vous arrive t-il d’avoir une folle envie de manger des aliments gras et sucrés ? Je ne sais pas ce qui m’arrive, Miss thévertépeautreoméga3. Aujourd’hui, je rêve d’un bon hamburger bien gras avec des frites salées et de la mayonnaise. De gâteaux. De crème. De gâteaux à la crème. Avec une ganache au chocolat bien riche. De pâtisseries dégoulinantes de miel. Je ne veux plus manger de céréales pour le petit déjeuner. Il me faut des brioches sucrées. J’ai envie de m’écraser devant la télé, de regarder un vieux film en dégustant le contenu d’un vulgaire sac de chips, de passer au travers d’une boîte de chocolat, même s’ils sont de mauvaise qualité. De ne pas faire d’exercice. De boire un peu trop de vin rouge. De dépasser les limites. Aujourd’hui, je hais la discipline et la sagesse...

Cela vous arrive t-il ? Dites-oui, rassurez-moi.

2/19/2008

Si vos chemins se croisent...


Vous vous souvenez du pèlerin britannique dont j'ai récemment fait mention, ce jeune homme qui compte se rendre en Inde ? Saoirse marche pour la paix et pour promouvoir une nouvelle forme d'économie - l'économie basée sur l'entraide et non sur l'argent! Il est en France, probablement au Nord car il y est arrivé par ferry à Calais. Lecteurs et lectrices de France, si ce jeune homme croise votre chemin, pourquoi ne pas lui offrir le gîte et le couvert ? Moi je trouve qu'il a une bonne bouille et qu'on peut lui faire confiance.
Le blog de Saoirse.

2/18/2008

Le blog de Marie-Claire Idées


Chouette! La magazine préféré de la Chouette des villes a maintenant son blog :
mci.blogs.marieclaireidees.com/

2/15/2008

Portrait de l'hiver


Si vous tapez ‘Jean-Paul Lemieux’ dans le moteur de recherche Google image, vous trouverez des images de plusieurs peintures de cet artiste québécois. Vous verrez entre autres œuvres, quelques peintures d’enfants et de jeunes personnes debout devant une grande étendue de neige. Vous remarquez leurs yeux comme des sous noirs, à la fois curieux et mélancoliques. Par respect des droits d’auteurs, je n’ai pas osé afficher une œuvre de Lemieux sur mon blog – ce que vous voyez ci-haut provient de Wikipedia et n’est pas de Lemieux.

Je n’ai pas retrouvé ma peinture préférée de Lemieux sur Google image. Je ne me souviens plus de son titre. Mais la peinture est gravée dans ma mémoire : une jeune fille seule devant une étendue de neige. Le ciel est gris. C’est sans doute la fin de la journée – en tous les cas, la lumière n’est pas matinale. L’enfant a l’air un peu hébétée. On dirait que son nez va couler. Qu’elle reniflera dans un instant et qu’elle s’essuiera le nez avec sa manche. Qu’elle est dehors depuis longtemps, qu’elle a froid et qu’elle ressent cette tristesse de fin de journée d’hiver. Il n’y a pas de bruit, la neige feutre tout sauf le vent polaire qui l’angoisse un peu. Mais la tristesse est douce car elle la précipitera bientôt chez elle. Et dans la chaleur de son foyer, elle mangera un repas réconfortant auprès des siens. Si je devais expliquer l’hiver québécois d’antan à un étranger à l’aide d’une seule image, ce serait cette œuvre de Lemieux. Tristesse et réconfort, froid mordant et chaleur de l'âme.

Cet hiver s’accompagne de silence. Et donc, difficile à vivre dans une grande ville. Mais ce n’est pas impossible. Le weekend dernier, le Grand Hibou Blond et moi sommes allés nous promener dans un grand parc de Montréal, en fin d’après-midi. Tout d’un coup, le ciel a pris des couleurs polaires – d’abord un trou bleu acier parmi des nuages gris et jaunes. Puis, des rayons de soleil d’un blanc éblouissant. Et enfin, un coucher de soleil pastel en orange et lilas. De toute beauté. Nous étions éloignée de la route et entendions très peu le vroum-vroum des voitures. Le vent soufflait un peu. J’ai ressenti de l'angoisse. Au bout d’un moment, j’ai souhaité retourner à la maison pour y préparer un repas, humer l’odeur réconfortante des oignons sautés, faire des biscuits, déguster un verre de rouge qui réchauffe, m’assoupir. C’est ça l’hiver.

2/12/2008

Mon premier tag!

Miss Lulu d'Au fil du temps a tagué la Chouette des villes! Oh, c'est chouette - mon premier tag! Merci Miss Lulu!

Voici donc la règle: Il suffit de mettre en lien le nom de la personne qui vous a taguée, de mettre le règlement sur votre blog, puis de mentionner 6 choses sans importance sur vous-même. Ensuite, il faut taguer 6 autres personnes et indiquant le lien vers chaque site.

6 choses inutiles et sans importance sur la Chouette des villes :

1) J’aime les dumplings, les peroguies, les empanadas, les raviolis, les samosas, les quenelles, les petits pâtés, les chaussons, etc.

2) Au bout de quelques semaines, mes chaussettes sont inévitablement trouées vis-à-vis le gros orteil. I-né-vi-ta-ble-ment.

3) Je suis nulle dans les sports de balle et de ballon. Lancez un ballon dans ma direction et je courrai dans la direction opposée ou si par miracle, je l’attrape, je l’échapperai. I-né-vi-ta-ble-ment.

4) D’ailleurs, je suis très maladroite. Un conseil : si vous tombez d’une banquette au beau milieu d’un restaurant (comme cela m’est arrivé une fois), relevez-vous et inclinez-vous avec charme et dignité, comme un artiste à la fin de son spectacle. Et hop! On applaudira votre hardiesse.

5) J’ai essayé d’apprendre le russe. Trop difficile… Niet. Mais j'y rêve.

6) J’aime cuisiner depuis que je suis toute petite. Ma première création culinaire à huit ans : Un gâteau de rice-crispies à la confiture de fraises, congelé. Mmmh, quel délice! (Beurk).

Je blogue tout doucement sans ambiton... 6 personnes à taguer ? Aie, aie, à ce stade peu impressionnant de ma carrière de blogueuse, vous me pardonnerez de ne taguer que 3 chouettes personnes :

2/05/2008

Mieux vaut de l'herbe pour nourriture


'Mieux vaut de l'herbe pour nourriture, là où règne l'amour, qu'un boeuf engraissé, si la haine est là.' Proverbes 15:17.

2/04/2008

Comment les riches détruisent la planète


''Voici quelques objets retenus par Forbes pour constituer son indice du coût de la vie ''extrêmement bien'' (Cost of living extremely well) : un manteau de fourrure russe chez Bloomingdale's (160 000 en 2005), douze chemises chez Turnbull & Asser (3 480 dollars), une caisse de champagne Dom Pérignon chez Sherry-Lehmann (1559 dollars), une paire de fusils chez James Purdey & Sons (167 500 dollars). Parmi les autres moyens relevés par les gazettes de dépenser l'argent courant, on peut engloutir 241 000 dollars en une nuit dans un cabaret de strip-tease, comme Robert McCormick, P-DG de Savvis, installer la climatisation dans les box de ses chevaux de course, comme le magnat de Brunei, Haji Hassanal Bolkiah Mu'izzaddin Waddaulah, s'habiller sur mesure - 5 000 euros le costume- , se payer la voiture la plus chère au monde, la Bentley 728, pour 1.2 millions de dollars, se procurer la plus rapide, 392 km/h, la Koenigsegg CCR, à 723 000 dollars, s'inscrire dans le club le plus sélect- dont le plus cher - du pays... ''

Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, Seuil, 2007.

2/01/2008

Vive les gentils toutous!


Un élément de la vie urbaine que j’apprécie grandement est le bon comportement des canins de ville. Rarement vais-je croiser un chien agressif en pleine ville. Peut-être est-ce que parce qu’on y choisit des races plus sociables ou parce qu’au départ, le chien a plus l’habitude de partager son territoire avec beaucoup d’humains inconnus ou est distrait par l’accumulation de stimuli urbains : voitures, autres chiens, arbres, sublimes parfums des crottes de chien dans les poubelles municipales.

Le seul mauvais souvenir de mon lieu d’enfance – là où les maisons sont grandes et les terrains immenses – consiste en ces chiens de garde qui jappaient au passage des enfants devant la maison de leur maître, sans doute parce que le maître préférait les chiens aux enfants. Je me souviens d’un chien particulièrement sournois qui avait la mauvaise habitude de briser sa chaîne et de courir après les enfants du quartier. Un jour, il attaqua même ma petite voisine, signant ainsi son propre arrêt de mort, les autorités l’ayant jugé trop dangereux pour la communauté.

Lorsque je me promène à pied dans des quartiers de banlieue ou sur une route de campagne, je suis toujours sur mes gardes, à l’affut d’un cerbère en colère surgissant de nulle part pour protéger son territoire. Ma peur est telle qu’elle me fait hésiter un déménagement à la campagne. Il me semble que là-bas, je vivrais alors confinée chez moi pour éviter de rencontrer l’inévitable molosse du voisinage.
La plupart des toutous de campagne sont pourtant si gentils... Dommage qu'un seul molosse me fasse craindre tous les chiens du quartier.

Vive donc les gentils toutous obéissants de la ville et des champs et surtout, vive leurs mâchoires inoffensives.

1/31/2008

Oiseaux migrateurs

Avez-vous entendu parler du jeune homme qui a entrepris, hier, un pèlerinage entre le Royaume-Uni et l'Inde ? Son périple se fera sans argent et à pied. Saoirse marche ainsi pour la paix et pour démontrer qu'on peut vivre sans argent et sans crédit :
http://www.justfortheloveofit.org/blog.php

D'autres oiseaux migrateurs dans la même veine

Peace Pilgrim a marché sans argent à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique, de 1953 à 1981.
www.peacepilgrim.net/

Le Québécois Jean Béliveau fait le tour du monde à pied au nom de la paix.

Bonne marche!

1/24/2008

Aider autrement


** En achetant des vêtements dans une entreprise d'insertion sociale. J'ai un faible pour Petites-Mains, 7595, boulevard Saint-Laurent à Montréal. Cette entreprise aide les femmes immigrantes et autres femmes ayant besoin de soutien à apprendre un métier (la couture), socialiser et trouver un travail. Leurs sacs à épicerie en coton et vêtements en polar sont d'excellente qualité, allez faire un petit tour! Vous souhaitez aider ces femmes mais n'habitez pas à Montréal ? Vous pouvez faire un don par la poste!



**En achetant le nécessaire pour rénover la maison au magasin ReStore d'Habitat pour l'humanité. Cet organisme international aide les personnes démunies à accéder à la propriété privée partout dans le monde, y compris à Montréal. Le magasin ReStore récupère le stock en trop des magasins et distributeurs, stock autrement destiné à l'incinération. Les profits vont directement à Habitat pour l'humanité.
Habitat pour l'humanité

1/16/2008

Des nouvelles...

De Miss Grandes-dents : je crois que la Miss a un petit ami. Elle se promène de balcon en balcon avec un autre écureuil et ma foi, elle semble filer le parfait bonheur. Espérons que l'été prochain, ils se tiendront loin de mon balcon ou tout au moins de mes pots de fleurs!


De ma forêt retrouvée grâce à Facebook : j'ai revu amies d'enfance dans le boisé de nos jeux de jadis. Les larmes ont coulé, les choses se sont dites et ce fut merveilleux! Et vlan à ceux qui dénigrent Facebook!

1/15/2008

Transports en commun : manuel de l'utilisateur


En cette ère de réchauffement climatique, la Chouette des villes souhaite encourager ses lecteurs à utiliser le transport en commun. Mais entre vous et moi : si vous détestez le métro, l’autobus et le train de banlieue, sachez que je comprends tout à fait votre aversion. Qui peut VRAIMENT apprécier les minutes partagées dans un endroit souvent exigu où il n’y a presque jamais de place pour s’asseoir à l’heure de pointe. J’ai rédigé un petit manuel de politesse à l’intention des utilisateurs des transports en commun en espérant vous aider. Vos suggestions et histoires d’horreur sont les bienvenues.

1) Chers ados, nous nous réjouissons de constater que vous lisez des livres et pratiquez des sports comme en témoignent vos immenses sacs à dos. Toutefois, gardez en tête qu’entrer dans un bus en fonçant vers l’arrière à toute allure et en poussant les autres à l’aide de vos sac à dos, vous ressemblez à une horde de barbares et contribuez à la baisse de natalité. En effet, voilà bien le seul moment où je me dis ‘Ben finalement, je crois qu’il vaut mieux pour moi de ne pas avoir d’enfants.’ Honte à vous.

2) Messieurs, puisque nous souhaitons encourager la natalité, il n’est pas question pour nous de nuire à certaines parties intimes de votre anatomie. Mais comprenez qu’en écartant exagérément les jambes de façon à vous rafraîchir LÀ, vous prenez deux sièges et vous empêchez une autre personne de s’asseoir confortablement. N’ayez crainte, quelques minutes de chaleur LÀ ne nuiront en rien à votre future progéniture. Resserrez donc vos jambes.

3) Adeptes du téléphone cellulaire à la voix tonitruante: personne, vous m’entendez, personne n’a besoin de savoir que vous ferez un arrêt au supermarché pour acheter de la litière pour chat.

4) Veuillez ne pas jeter de la nourriture par terre, vous nettoyer le nez avec les doigts, mâcher de la gomme très fort en faisant un bruit continu de gnac gnac et vous couper les ongles. C’est dégoûtant.

5) Cette dame avec une très grosse bedaine et cet homme fragile avec une canne ne sont pas des mutants. Si vous laissez votre place à une femme enceinte ou une personne âgée, je vous assure qu’ils ne vous feront aucun mal.

1/07/2008

Méfiance


Ne reculant devant rien pour prendre ma santé en main en ce début d’année, j’ai consulté, à la recommandation d’une vague connaissance, une dame qui vend des vitamines de la marque Usana. Je n’avais jamais entendu parler de cette compagnie américaine. La gentille dame Usana m’a longuement vanté les mérites de la compagnie, de son fondateur (un homme saint qui veut aider l’humanité) et de ses produits, fort coûteux. Rebutée par le prix, je n’ai pas initialement fait preuve d’un enthousiasme délirant. Alors la dame m’a dit qu’il y a un moyen de les payer moins cher : c’est d’adhérer à la compagnie à titre de membre – ce qui ne vous oblige à rien Chouette des villes, à rien du tout –de vendre des vitamines à votre tour et si possible, de recruter d’autres membres qui eux aussi, vendront des vitamines. Vous aurez ainsi les moyens de payer les vitamines. Chouette de linotte, un peu fatiguée (c’est pourquoi elle doit consommer des vitamines), n’a pas allumé tout de suite. En quittant la dame, j’étais prête à payer plus de 60$/mois pour des vitamines. Mais sagesse de Chouette, je me suis dit ‘Lis les brochures avant de dire oui, juste pour ne pas te faire avoir.’’

De retour à la maison, je montre les jolies brochures au Grand Hibou Blond avec enthousiasme. GHB, lui dis-je, voilà la réponse à mes ennuis. GHB lit attentivement les documents. Et rétorque ‘Chouette des villes, Usana, c’est de la vente pyramidale, j’aime pas trop l’idée, et puis le président fondateur a une tête d’arnaqueur.’ C’est vrai qu'il a l'air avide d'argent mais c'est peut-être la faute du photographe. Ensemble, GHB et moi examinons de nouveau le contenu des brochures de manière analytique : les allégations scientifiques, les membres du conseil d’administration, les témoignages, les conseils pour devenir riche en vendant des produits Usana… Ça sonne faux. Trop beau pour être vrai.

Ce matin, je fais quelques recherches sur le web :

1) Oui, les produits Usana sont de bonne qualité, quoique trop élevés en vitamine A, ce qui peut poser un risque pour la santé. Mais oui, c’est bien de la vente pyramidale. Si vous connaissez les produits Amway – même chose.
2) Quelques membres du conseil d’administration ont été accusés d’avoir trafiqué leur CV. Ex. médecin ayant perdu son permis de pratique. C’est louche.
3) Des ouvrages sur lesquels s’appuie Usana pour vanter ses mérites sont biaisés – les auteurs ont adhéré à la compagnie. Encore plus louche.
4) Des médecins affirment que le rapport qualité-prix n’en vaut pas la peine.
Désolée Usana. Même si tes produits sont bons, ton comportement m’inspire trop de méfiance. Désolée, je vais m’en tenir à mes salades de quinoa.

1/03/2008

Au régime!


Bonne Année 2008 ! Que vous souhaits les plus chers se réalisent cette année. Que celle-ci soit paisible dans notre monde que j'ai trouvé bien trop agité en 2007.

Avez-vous passé de belles Fêtes ? J'ai trop mangé. Trop bu. Trop ou pas assez dormi, selon les jours, et bougé trop peu. Je dois donc soigner mon foie et manger sainement tout au long du mois de janvier. Et profiter du froid et de la neige pour faire des sports d'hiver. Pas question de vous révéler mes résolutions sauf celle-ci : Je vais apprendre à coudre!

L'an dernier, j'ai fait mention d'une excellence recette de quinoa. Riche en vitamines et faible en gras, elle me semble idéale pour débuter le mois de janvier. Elle provient de la revue 'Guide Cuisine' publiée au Québec.

Salade de quinoa à l'orange et au maïs
4-6 portions

1 1/4 tasse (310 ml) grains de quinoa
1 1/4 tasse (310 ml) eau
4/5 tasse (200 ml) jus d'orange
zeste d'une orange bien nettoyée, râpé et haché
sel et poivre
1 1/2 tasse (375 ml) de maïs en grains, en boîte, égoutté
suprêmes d'une orange, coupés en deux
3 tomates parées, évidées et coupées en cubes
1/3 tasse (80 ml) échalotes vertes, tranchées finement

Vinaigrette crémeuse à la moutarde sèche
2 c. à thé moutarde sèche
1/2 c. à thé de poudre d'ail
1 c. à thé de cumin moulu
1/2 c. à thé de sel de mer
1/4 c. à thé de poivre noir moulu
2 c. à soupe de vinaigre de cidre
crème sure
mayonnaise

Mettre les grains de quinoa, l'eau, le jus et le zeste d'orange dans une casserole. Porter à ébullition, puis baisser le feux à doux. Laisser mijoter 15 minutes en brassant à quelques reprises. Retirer du feu, puis couvrir. Laisser reposer jusqu'à ce que les grains soient bien gonflés et que le liquide soit absorbé.

Verser le quinoa dans un grand bol à salade, puis saler et poivrer au goût. Ajouter le reste des ingrédients, puis mouiller au goût avec la vinaigrette. Bien mélanger et servir immédiatement.

Vinaigrette : Mettre les cinq premiers ingrédients dans un petit bol, puis incorporer le vinaigre graduellement tout en travaillant le tout jusqu'à obtention d'une sauce homogène. Ajouter juste assez d'un mélange de crème sure et de mayonnaise pour obtenir une belle vinaigrette crémeuse et homogène.